Il y a plusieurs années de cela, nous étions allés manger dans un restaurant indien de Montréal et je m'étais régalée de grandes crêpes, appelées dosas, fourrées de pommes de terre épicées et d'oignons. Dans ma grande ignorance, j'avais toujours pensé que ces crêpes étaient interdites à l'homme puisque, dans mon esprit, les crêpes sont toujours faites à base de farine de blé. Mais voilà que, il y a quelques semaines à peine, j'ai appris, de la bouche même de Martha Stewart, que ces crêpes sont faites de riz et de lentilles fermentés et qu'elles ne contiennent aucun gluten. Ah ben là, je suis tombée en bas de ma chaise.

Tout ceci pour dire qu'ayant tellement aimé la chose, j'en avais fait une adaptation à ma manière : des omelettes à l'indienne dont nous nous régalons à l'occasion, la plupart du temps le vendredi soir.

Omelette_indienne_2

Rendement : 2 portions

  • 2 pommes de terre moyennes

  • 2 petits oignons

  • huile de canola ou colza

  • 1 c. à thé de curcuma (ou plus, selon le goût)

  • 1/2 c. à thé de poudre de cari

  • poivre en quantité généreuse

  • sel

  • 4 ou 6 oeufs (2 à 3 par personne)

  • beurre clarifié ou ghee

Peler les pommes de terre, les couper en deux, dans le sens de la longueur, puis en faire des tranches très minces. On peut se servir d'une mandoline mais attention aux doigts! Couper les oignons de la même façon et les trancher finement.

Faire chauffer l'huile à feu moyen-fort dans un grand poêlon et y faire dorer les pommes de terre et les oignons. Saupoudrer de poudre de curcuma et de cari, saler et poivrer. Cuire jusqu'à ce que les pommes de terre soient tendres, en remuant souvent pour empêcher que les oignons noircissent. Mettre de côté.

Battre les oeufs en omelette, 2 ou 3 à la fois, et les cuire dans le beurre de la façon habituelle. À mi-cuisson, répartir la moitié du mélange "pommes de terre et oignons" au centre de l'omelette, d'un côté à l'autre. Recouvrir les légumes de l'omelette, en portefeuille. Servir lorsque l'omelette est encore mollette.

Je l'accompagne souvent d'une sauce fraîche au yogourt, ou raïta, à faire un peu à l'avance. La recette est ici mais je la remets.

  • 300 ml de yogourt nature

  • 1/2 concombre, pelé et épépiné

  • 1 gousse d'ail

  • 2 c à thé de jus de citron

  • 3 ou 4 feuilles de menthe (j'ai mis de la coriandre cette fois)

Tapisser une passoire ou un tamis de deux épaisseurs d'essuie-tout. Déposer sur un bol, y verser le yogourt et laisser égoutter au frigo pendant quelques heures. Placer ce yogourt égoutté dans la jarre du mélangeur, ajouter le reste des ingrédients et mixer jusqu'à l'obtention d'un mélange lisse. Remettre au frigo jusqu'au moment de servir. Décorer de feuilles de menthe fraîche ou de coriandre.

Cette sauce est très rafraîchissante et son but est d'atténuer le goût piquant des épices.

Bon à savoir : Le curcuma et son constituant principal, la curcumine, possèdent de nombreuses propriétés anticancéreuses qui pourraient être responsables des écarts importants dans l'incidence de plusieurs cancers observés entre l'Inde et l'Amérique du Nord. Bien que la biodisponibilité de la curcumine soit relativement faible, celle-ci peut être grandement augmentée par la présence de poivre. En effet, la pipérine augmente de plus de 1000 fois l'absorption de la curcumine. L'ajout quotidien d'une cuillerée à thé de curcuma aux soupes, aux vinaigrettes ainsi qu'aux plats de pâtes représente une façon simple, rapide et économique d'avoir un apport de curcuma suffisant pour prévenir le développement du cancer. Quand on sait que, selon les statistiques, plus d'une personne sur quatre en sera atteinte un jour, pourquoi ne pas mettre toutes les chances de son côté?

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