26 avril 2008
Le papillon qui semblait anodin
Par un beau matin de la semaine dernière, un petit papillon s’entêtait à danser devant mes yeux, m’empêchant de lire mes courriels. Quand, au bout d’un moment, il s'en est allé, la routine quotidienne a repris son cours. J’avais, moi, pris la chose un peu à la légère mais ce ne fut pas du tout le cas de mon ami, disciple d’Esculape, qui m’a appris que ce petit papillon qui m’avait semblé bien anodin avait, en fait, été envoyé par un lion pour me servir d’avertissement et que lui, le lion, ne ferait pas que danser devant mes yeux. Tout ça pour dire que je dois maintenant dire adieu à mon beau projet, celui que nous préparions depuis plus de six mois et qui devait se concrétiser dans quelques jours à peine. Plus de croisière en mer Baltique! La visite de St-Pétersbourg, Moscou, Berlin et les autres grandes capitales est maintenant, soit remise à plus tard, soit reléguée aux oubliettes. J’ai eu beau insister, verser des larmes, il n’y a rien à faire, tout ça m’est interdit pour le moment.
En conséquence, je n’ai pas vraiment envie de cuisiner, ni même de bloguer. Je me terre dans mon intérieur, je marche un peu sur mon île, je réfléchis et je cherche à comprendre. Évidemment, je n’ai aucune réponse à mes questionnements, c’est un coup du sort, du destin, que je n’ai pas le choix d’accepter.
Je ne peux que remercier ceux qui m’ont soutenue et surtout celui qui m’accompagne dans tout ça et qui n’a exprimé aucune frustration à mon égard, au contraire, qui accepte, sans regimber, ce coup de la vie, avec un brin de philosophie même.
Je reviendrai bientôt, quand toute la poussière sera retombée et que je serai calmée, le temps de digérer cette grande déception. La vie reprendra son cours et je retrouverai le goût de poursuivre mes activités quotidiennes. Après tout, c’est ça la vie, des hauts, des bas, des joies, des peines, des choses que l’on peut changer, d’autres que l’on doit accepter…
22 avril 2008
Escalopes de porc, betteraves et salsa d'orange
Pour la première fois cette année, nous avons mangé dehors, sur le balcon. Difficile à croire après le long et dur hiver que nous avons connu n'est-ce pas! Mais les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. C'est d'ailleurs ce qui est épatant au Québec, chaque saison est bien marquée et, même si on se plaint parfois de la longueur de notre hiver, cela nous permet d'apprécier le printemps et d'en jouir pleinement. Il fait beau depuis plus d'une semaine maintenant et le mercure s'amuse à nous gâter depuis quelques jours. Alors que bottes et manteaux chauds étaient de rigueur il y a quelques semaines à peine, c'est maintenant en t-shirts à manches courtes que nous nous baladons au soleil.
Pour ce premier repas sur la terrasse, j'ai fait des escalopes de porc au citron et à la moutarde accompagnées d'une salsa d'orange et de betteraves aussi à l'orange. La recette des escalopes est ici.
Voici comment procéder pour les betteraves et la salsa d'orange, pour quatre personnes :
2 oranges
60 ml (1/4 de tasse) de jus d'orange frais
2 c. à soupe de vinaigre de riz
60 ml d'huile d'olive
1 c. à soupe de piment fort (j'ai mi du chili séché broyé)
4 c. à soupe (1/4 de tasse) de bulbe de fenouil, haché finement
1/2 c. à thé de sel
feuilles de menthe coupées en chiffonnade (j'ai mis les pluches du fenouil à la place)
1 c. à soupe de beurre
2 betteraves moyennes déjà cuites et coupées en dés
1 oignon vert émincé
sel et poivre au goût
Prélever le zeste des oranges et le conserver pour les betteraves. Tailler les suprêmes à vif et les couper en petits dés. Dans un bol, mélanger les oranges, le jus, le vinaigre, l'huile, le piment, le fenouil, le sel et la menthe et laisser reposer à température ambiante.
Chauffer le beurre dans un poêlon et y déposer les betteraves en dés et l'oignon, saler et poivrer. Égoutter la salsa dans une passoire et verser le jus sur les betteraves, ainsi que le zeste des oranges déjà prélevé. Laisser mijoter jusqu'à ce que le liquide soit complètement évaporé et les betteraves glacées.
À mon avis, betteraves et oranges ont toujours fait bon ménage et, servies de cette façon, elles pourraient aussi très bien accompagner un poisson blanc.
Au cours de ma marche quotidienne, j'ai constaté que le niveau de la rivière est encore plus élevé qu'il ne l'était la semaine dernière. Voici quelques photos pour comparer avec celles de vendredi dernier.
Mais cette plate-bande de jonquilles miniatures semble avoir pris des couleurs.
J'ai aussi pu remarquer quelques beautés de la nature.
Celui-ci est devant notre immeuble au bord de la rivière... ou est-ce dans la rivière?
Inutile de préciser que je ne m'y suis pas assise..!
21 avril 2008
Épinards et pamplemousses, vinaigrette au vinaigre de framboise et conseil pour la mémoire
Me revoilà avec une salade toute simple, à déguster en entrée ou après le mets principal. Oui je sais, j'en ai proposé une semblable il n'y a pas très longtemps mais, comme je crois beaucoup à la santé par les aliments, chaque fois que je lis un article sur le sujet, je m'efforce de le mettre en pratique le plus souvent possible. Cette fois, c'est dans le but de prolonger les facultés de la mémoire. Alors, comme on sait maintenant que la durée de vie des humains s'allonge de jour en jour, c'est en santé et avec toutes mes facultés que je veux vivre le plus longtemps possible.
C'est donc avec une vinaigrette au vinaigre de framboise que j'ai fait cette simple et délicieuse salade de bébés épinards, suprêmes de pamplemousse rose et noix de pin. Cette vinaigrette est tellement facile à faire qu'il est vraiment inutile de s'en procurer du commerce. De plus, on sait ce qu'il y a dedans et dans quelles conditions elle a été confectionnée.
4 c. à soupe d'huile de tournesol
1 c. à soupe de vinaigre de framboise
1 c. à thé de moutarde à l'ancienne (celle avec les graines)
2 échalotes françaises, hachées finement
sel et poivre du moulin
Mettre tous les ingrédients dans une bouteille à vinaigrette ou dans un pot avec couvercle et agiter vivement. Laisser reposer de 30 minutes à une heure afin que toutes les saveurs s'imprègnent les unes aux autres. En recouvrir la salade de son choix. Elle est encore meilleure le lendemain!
Bon à savoir : D'après une étude américaine, consommer beaucoup de légumes garde le cerveau en forme. En effet, trois portions par jour ralentissent de 40% le déclin des facultés cérébrales, de la mémoire en particulier, ce qui équivaut à prolonger de cinq ans la survie des capacités mentales. Les légumes qui semblent exercer l'effet protecteur le plus marqué sont les légumes verts à feuilles, tels que les épinards et la roquette. Une autre bonne raison de consommer des légumes! (Source : Châtelaine, février 2007)
19 avril 2008
Le printemps est là et j'ai encore la tague
Qui l'eut cru? Après ce long et dur hiver, le printemps semble de retour. Le soleil nous honore de sa présence depuis le début de la semaine et le mercure a connu des pointes jusqu'à 25°. J'ai maintenant pris l'habitude de marcher durant trente minutes tous les jours, mon appareil-photo en main. Voici quelques signes du printemps qui ne mentent pas.
Des couples ont commencé à se former parmi la gente ailée : ici un couple de canards; monsieur suit madame de près.
Là, un couple de goélands à bec cerclé, proche parents des mouettes;
Et là, un couple de pigeons.
Il semble qu'on aura des tulipes encore cette année; elles ont commencé à se pointer.
Mais on ne va pas s'asseoir sur ce banc demain matin...
Les propriétaires de cette balançoire ne sont pas prêts de l'utiliser!
Un autre signe qui ne ment pas, la neige sale... Eh oui, il en reste encore!
Et LE signe qui nous prouve que le printemps est bel et bien là, la fièvre du hockey.
Ah oui, et les moustiques... Il me semble en avoir vu un quelque part...
Tout ceci pour dire que la nature fait son travail et nous devrions pouvoir admirer un beau paysage tout vert et bien fleuri d'ici quelques semaines.
On m'a encore taguée!
La gentille Yayoune du blogue "Easy cuisine & scrap" dont j'adore l'entête, m'a remis la tague après l'avoir reçue d'une autre blogueuse. Je vais donc essayer de dévoiler une partie de moi-même encore une fois.
Voici les règles du jeu : Citer la personne qui vous a taguée (c'est déjà fait) et mettre un lien vers son blogue (c'est fait aussi), répondre aux six questions suivantes et taguer à votre tour 6 personnes.
Quel aliment ou produit détestez-vous? Les calmars et autres bibittes de ce genre.
Quels sont vos trois aliments favoris? Je me régale toujours d'un bon filet mignon de boeuf; je raffole aussi du chocolat noir et je ne pourrais fonctionner sans mon jus d'orange matinal.
Votre recette favorite? Le risotto. Quand on sait le faire, on peut le décliner à l'infini et c'est ça qui est intéressant.
Votre boisson de prédilection? Sans contredit, le Champagne car je suis toujours en très bonne compagnie quand j'en bois.
Le plat que vous rêvez de réaliser sans l'avoir fait? Pour le moment, je ne vois pas. Quand j'ai envie de faire un plat, je le fais sans me poser de questions.
Votre meilleur souvenir culinaire? Impossible à dire, j'en aurais trop à raconter.
Je ne vais pas me conformer à la dernière règle car le jeu court depuis trop longtemps maintenant, tous y ont passé, ou presque. Mais si quelqu'un veut y jouer, il ou elle est bienvenu!
18 avril 2008
Cupcakes à la noix de coco et au pandan, sans gluten
Eh oui, il me reste encore de l'essence de pandan! De plus, j'adore le lait et la noix de coco. En naviguant sur la toile, je tombe sur cette recette dans Le Journal des femmes et je me rends compte qu'elle est déjà sans gluten, ni lactose. Pas besoin de convertir ou d'adapter. Je fais ni un, ni deux et je me mets à l'ouvrage. Résultat, de délicieux petits cupcakes à la noix de coco et au pandan.
Pour 6 muffins de grosseur régulière :
1/2 tasse ou 100 g de farine de riz
1/3 de tasse ou 80 g de sucre
2 oeufs
1 c. à thé de levure chimique (poudre à pâte)
1/3 de tasse ou 100 g de lait de coco
1/2 tasse ou 60 g de noix de coco râpée
2 tasses ou 200 g de sucre à glacer tamisé
1 blanc d'oeuf
quelques gouttes de jus de citron
quelques gouttes d'essence de pandan
1 goutte de colorant vert
Préchauffer le four à 350°F ou 180°C. Préparer 6 moules à muffins.
Mêler la farine de riz, le sucre, la levure et la noix de coco râpée. Dans un autre bol, battre légèrement les oeufs et le lait de coco. Incorporer ce mélange aux ingrédients secs et bien mélanger. Remplir les 6 moules à muffins avec la préparation et cuire 20 minutes. Laisser refroidir les gâteaux.
Préparer le glaçage en battant au fouet électrique le sucre glace, le blanc d'oeuf et le jus de citron. Ajouter quelques gouttes de pandan (2 ml) et mélanger de nouveau. Glacer les gâteaux en prenant soin d'en conserver une partie pour la décoration finale. À ce dernier, ajouter 1 goutte ou plus de colorant vert et décorer les gâteaux, soit à la poche, soit à la cuillère.
Laisser sécher le glaçage 30 minutes à la porte du four ouvert et encore chaud avant de déguster.
17 avril 2008
Omelette à l'indienne et raïta pour le souper du vendredi soir
Il y a plusieurs années de cela, nous étions allés manger dans un restaurant indien de Montréal et je m'étais régalée de grandes crêpes, appelées dosas, fourrées de pommes de terre épicées et d'oignons. Dans ma grande ignorance, j'avais toujours pensé que ces crêpes étaient interdites à l'homme puisque, dans mon esprit, les crêpes sont toujours faites à base de farine de blé. Mais voilà que, il y a quelques semaines à peine, j'ai appris, de la bouche même de Martha Stewart, que ces crêpes sont faites de riz et de lentilles fermentés et qu'elles ne contiennent aucun gluten. Ah ben là, je suis tombée en bas de ma chaise.
Tout ceci pour dire qu'ayant tellement aimé la chose, j'en avais fait une adaptation à ma manière : des omelettes à l'indienne dont nous nous régalons à l'occasion, la plupart du temps le vendredi soir.
Voici donc comment je confectionne cette omelette, pour deux personnes :
2 pommes de terre moyennes
2 petits oignons
huile de canola ou colza
1 c. à thé de curcuma (ou plus, selon le goût)
1/2 c. à thé de poudre de cari
poivre en quantité généreuse
sel
4 ou 6 oeufs (2 à 3 par personne)
beurre clarifié ou ghee
Peler les pommes de terre, les couper en deux, dans le sens de la longueur, puis en faire des tranches très minces. On peut se servir d'une mandoline mais attention aux doigts! Couper les oignons de la même façon et les trancher finement.
Faire chauffer l'huile à feu moyen-fort dans un grand poêlon et y faire dorer les pommes de terre et les oignons. Saupoudrer de poudre de curcuma et de cari, saler et poivrer. Cuire jusqu'à ce que les pommes de terre soient tendres, en remuant souvent pour empêcher que les oignons noircissent. Mettre de côté.
Battre les oeufs en omelette, 2 ou 3 à la fois, et les cuire dans le beurre de la façon habituelle. À mi-cuisson, répartir la moitié du mélange "pommes de terre et oignons" au centre de l'omelette, d'un côté à l'autre. Recouvrir les légumes de l'omelette, en portefeuille. Servir lorsque l'omelette est encore mollette.
Je l'accompagne souvent d'une sauce fraîche au yogourt, ou raïta, à faire un peu à l'avance. La recette est ici mais je la remets.
300 ml de yogourt nature
1/2 concombre, pelé et épépiné
1 gousse d'ail
2 c à thé de jus de citron
3 ou 4 feuilles de menthe (j'ai mis de la coriandre cette fois)
Tapisser une passoire ou un tamis de deux épaisseurs d'essuie-tout. Déposer sur un bol, y verser le yogourt et laisser égoutter au frigo pendant quelques heures. Placer ce yogourt égoutté dans la jarre du mélangeur, ajouter le reste des ingrédients et mixer jusqu'à l'obtention d'un mélange lisse. Remettre au frigo jusqu'au moment de servir. Décorer de feuilles de menthe fraîche ou de coriandre.
Cette sauce est très rafraîchissante et son but est d'atténuer le goût piquant des épices.
Bon à savoir : Le curcuma et son constituant principal, la curcumine, possèdent de nombreuses propriétés anticancéreuses qui pourraient être responsables des écarts importants dans l'incidence de plusieurs cancers observés entre l'Inde et l'Amérique du Nord. Bien que la biodisponibilité de la curcumine soit relativement faible, celle-ci peut être grandement augmentée par la présence de poivre. En effet, la pipérine augmente de plus de 1000 fois l'absorption de la curcumine. L'ajout quotidien d'une cuillerée à thé de curcuma aux soupes, aux vinaigrettes ainsi qu'aux plats de pâtes représente une façon simple, rapide et économique d'avoir un apport de curcuma suffisant pour prévenir le développement du cancer. Quand on sait que, selon les statistiques, plus d'une personne sur quatre en sera atteinte un jour, pourquoi ne pas mettre toutes les chances de son côté?
15 avril 2008
Pétoncles sur émulsion tiède au jus de lime et gingembre
Près de chez moi, il y a une poissonnerie grecque. En fait, c'est l'homme qui l'a découverte au temps où j'étais encore sur le marché du travail. Il profitait de son jour de congé pour y acheter un beau poisson, la plupart du temps un "red snapper", qu'il faisait préparer sur place et, quand je rentrais, un magnifique souper m'attendait sur la table. Puis, j'ai laissé le travail, un tas d'évènements ont un peu bouleversé notre routine et nous avons cessé de visiter ce poissonnier. J'y suis retournée, il y a quelques mois à peine, et j'ai commencé à bavarder avec les messieurs qui m'ont renseignée sur la fréquence des arrivages et sur le genre de poissons à privilégier, et il leur arrive même parfois de me demander de quelle façon j'ai l'intention de préparer mon poisson. L'autre jour, il y en a même un qui s'est invité, à la blague bien sûr, en me disant qu'il se chargerait du vin.
Ils ont toujours de magnifiques pétoncles de la baie de Fundy car ceux-ci sont pêchés à longueur d'année. Digby, en Nouvelle-Écosse, se targe même d'être la capitale mondiale du pétoncle et d'après Monsieur Tom O’Neill, pêcheur de l'endroit que l'on a vu récemment à l'émission L'Épicerie, ces pétoncles seraient les meilleurs au monde.
L'autre jour, j'en ai rapporté une douzaine et je les ai servis sur une émulsion au jus de lime et au gingembre. Ce fut vraiment un délice.
Pour la préparation de l'émulsion, on aura besoin de :
1/4 de tasse (60 ml) de bouillon de poulet
1 c. à soupe de jus de lime
1 c. à soupe de vinaigre de riz
2 c. à soupe de gingembre frais haché
1/4 de tasse (60 ml) d'huile d'olive
zeste de lime
piment d'Espelette
Porter à ébullition le bouillon de poulet, le jus de lime, le vinaigre et le gingembre. Verser le mélange dans la jarre du mélangeur et actionner. Verser l'huile en filet jusqu'à l'obtention d'une sauce émulsionnée. Réserver.
Cuire les pétoncles rapidement dans une poêle anti-adhésive bien chaude, juste assez pour qu'ils prennent couleur et qu'ils restent bien tendres à l'intérieur.
Répartir la sauce émulsionnée sur deux assiettes chaudes et y déposer les pétoncles aussitôt cuits. Saupoudrer des zestes de lime et de piment d'Espelette. Accompagner d'un légume vert et d'un riz basmati ou jasmin et servir aussitôt.
J'en avais acheté une douzaine et j'en ai conservé deux pour une petite entrée le lendemain. La recette est à venir.
Précision : Ce que nous appelons "pétoncles" au Québec ne sont rien d'autres que les noix de St-Jacques en France. Autre pays, autre nom!
14 avril 2008
Roquette, oranges et noix en salade
J'adore ajouter des fruits dans mes salades et celle-ci, trouvée sur le site de Maldon, m'a particulièrement attirée puisqu'elle utilisait des oranges et des noix de Grenoble. Elle est simple, délicieuse et convient aussi bien en début de repas qu'à la fin.
Pour deux portions, on aura besoin de :
1 ou 2 grosses oranges sans pépins
1 c. à thé de sel de Maldon ou de mer (ou moins)
roquette ou cresson
1 c. à soupe d'huile d'olive
1 c. à thé de jus de citron
quelques noix de Grenoble, hachées grossièrement
poivre frais du moulin
Avec un couteau bien aiguisé, lever les suprêmes des oranges. Les placer dans un bol et les saupoudrer d'1/2 c. à thé de sel. Laisser macérer une quinzaine de minutes.
Préparer la vinaigrette avec l'huile et le jus de citron dans un grand saladier. Ajouter la roquette ou le cresson et touiller. Déposer cette salade dans deux bols ou assiettes creuses, ajouter les suprêmes d'orange, les noix, le reste du sel et le poivre. Servir aussitôt.
C'est une petite recette toute simple qui devrait être la bienvenue avec le retour des beaux jours. De plus, elle ajoutera deux portions de fruits/légumes dans votre journée.
12 avril 2008
Riz au lait de coco et macarons aromatisés au pandan
Depuis quelque temps, le pandan est à l'honneur sur les blogues culinaires et, alors que pour certains c'est déjà dépassé, plusieurs n'ont pas encore réussi à mettre la main sur un de ces petits flacons verts. Eh bien moi, j'en ai trouvé sans vraiment en chercher. Je suis rendue dernièrement dans cette épicerie asiatique, pas très loin de chez moi, pour y trouver une plus grande variété de nouilles de riz et voilà qu'au moment de payer, je vois cet étalage de petites bouteilles, dont certaines d'un beau vert portaient la mention "Essence de pandan"! Je pose quelques questions et le monsieur accepte gentiment d'en ouvrir une pour me faire sentir. Je crois reconnaître une odeur de, non pas "déjà-vu", mais de "déjà humé", probablement dans un mets dégustés dans un restaurant asiatique. Il me montre aussi des boîtes de conserve contenant de l'extrait de feuilles de pandan et me suggère fortement d'essayer plutôt des feuilles fraîches pour en faire une infusion. Pour celles-ci, on repassera, même s'il me dit que c'est excellent pour la santé, et je suis repartie avec une boîte d'extrait et trois bouteilles d'essence.
Rendue à la maison, j'ouvre un des petits flacons, j'enlève le sceau protecteur (qui était resté au moment où j'avais senti la chose au magasin) et, malheur, je trouve l'odeur très forte que j'ose même comparer à celle du dissolvant pour poli à ongles. Je lis alors la liste des ingrédients : Extrait de feuilles de pandan, propylène glycol, alcool éthylique, eau. Un oeil sur Wikipédia m'apprend que l'on se sert du propylène glycol comme antigel... Je ne fais ni un, ni deux, je me précipite sur le site de SANTÉ CANADA pour les avertir de la chose. Comment ont-ils pu laisser entrer un tel produit au Canada? En attendant qu'on me réponde, je sors tous les petits flacons d'essence de mon placard (amande, orange, érable, rhum, etc) pour me rendre compte qu'ils contiennent TOUS ces deux ingrédients. Je me dis alors que je viens de faire une vraie folle de moi et qu'ils doivent bien rire dans les bureaux de SANTÉ CANADA.
Au bout de 45 minutes à peine, je reçois une réponse me disant que ces deux ingrédients sont approuvés et qu'ils ne posent aucun problème pour la santé. FIOU, je me mets donc à cuisiner.
Pour une première utilisation, j'ai voulu faire quelque chose de simple qui me permettrait d'apprécier (ou non) ce fameux pandan. Je me suis donc inspirée de Béa, celle qui nous propose toujours plein de belles et bonnes choses et qui fait de magnifiques photos, pour faire ce riz au lait de coco et l'ai simplement aromatisé au pandan.
500 ml de lait de coco
2 c. à thé d'essence de pandan
1 goutte de colorant alimentaire vert (si désiré)
80 g de riz rond (le mien était du vialone nano mais ç'aurait pu être de l'arborio)
2 c. à soupe de sucre
pistaches torréfiées à la poêle et grossièrement broyées pour la déco
Chauffer doucement le lait de coco, l'essence et le colorant jusqu'à ce qu'il atteigne tout juste le point d'ébullition. Rincer le riz sous l'eau froide et l'ajouter en pluie au lait. Réduire la chaleur au plus bas, couvrir et laisser chauffer. Remuer deux ou trois fois en cours de cuisson. Lorsque tout le lait a été absorbé par le riz et que celui-ci est tendre, retirer du feu, ajouter le sucre et bien mêler. Laisser reposer à couvert jusqu'au moment de servir. Décorer des pistaches et savourer.
Conclusion : Le goût du pandan est assez subtil. Peut-être qu'un palais habitué aurait pu le déceler, mais l'homme n'a rien détecté. Quant à moi, j'ai bien aimé, même si j'avais l'impression d'avoir encore le goût dans la bouche tard dans la soirée.
J'ai ensuite fait ces petits macarons, ou rochers à la noix de coco, ma recette habituelle à laquelle j'ai ajouté un peu d'essence de pandan. Je n'ai pas osé en mettre beaucoup mais j'aurais pu.
125 g de noix de coco râpée, non sucrée
85 g de sucre (j'ai un peu réduit la quantité pour faire plus "light")
2 blancs d'oeufs (moyens)
1 c. à thé d'essence de pandan
Préchauffer le four à 350°F ou 180°C. Mêler ensemble le sucre et la noix de coco. Ajouter l'essence de pandan aux blancs d'oeufs et battre légèrement à la fourchette ou au fouet à main. Ajouter le mélange sucré aux blancs d'oeufs et mélanger pour obtenir une pâte qui se tient. Façonner en petites boules et déposer sur une plaque enduite de papier parchemin Cuire pendant une quinzaine de minutes. J'ai un peu laissé trop cuire les miens, ils ont pris un peu trop de couleur mais ils étaient bien tendres sous leur croûte légèrement croustillante.
Conclusion : Pour le goût, très subtil encore une fois. Mais en ouvrant la boîte ce matin, c'est l'odeur du pandan qui m'est venue en premier. Peut-être prend-il de la force avec le temps..? Et que l'on se rassure, aucun danger pour la santé, c'est SANTÉ CANADA qui l'a confirmé!
Plus d'infos sur le pandan : Voir ici sur Toil'd'épices pour vraiment tout savoir, le Cookie masqué en fait aussi un "Point Proustien" sur son blogue Tronche de cake, et Choumie nous régale de ses nombreuses recettes au pandan sur son blogue Chez Choumie.
10 avril 2008
Ramequins aux oeufs et au brocoli, sans gluten, pour le souper du vendredi
Il y a quelques semaines, à l'émission L'Épicerie, on a testé des quiches du commerce et la grande gagnante, au point de vue "qualités nutritives", fut une quiche sans pâte. Évidemment, chez moi il serait impensable d'acheter des mets déjà préparés, du moins pour le moment, mais la chose peut être bien utile pour une famille dont les deux parents travaillent ou tout simplement pour les jours pressés où on a vraiment pas le temps de cuisiner.
J'avais déjà fait quelque chose de semblable l'été dernier et j'ai décidé de m'y remettre. Et ce qui devait arriver, arriva, en ce sens que la chose fut grandement améliorée, du moins en ce qui concerne son apparence.
Je ne sais vraiment pas s'il s'agit ici de quiches sans pâte, d'omelettes soufflées ou de ramequins aux oeufs et légumes mais la chose fut grandement appréciée, simplement accompagnée d'une salade verte et d'une belle tranche de pain grillé.
Voici comment procéder pour deux ramequins :
1 petite tête de brocoli
4 oeufs
125 g de yogourt nature
100 g de chèvre frais
1 gousse d'ail écrasée
poudre de cari
sel et poivre du moulin
Préchauffer le four à 375°F ou 180°C.
Faire blanchir les fleurettes de brocoli dans l'eau bouillante salée, quelques minutes à peine. Les retirer lorsque le brocoli a atteint une belle couleur vert foncé et les plonger dans l'eau glacée. Les égoutter et les déposer au fond de deux ramequins bien beurrés ou enduits d'huile.
Battre les oeufs en omelette. Leur ajouter le yogourt, l'ail écrasée, le fromage de chèvre ramolli, la poudre de cari, le sel et le poivre. Bien battre à l'aide d'un fouet à main. Verser cette préparation dans les ramequins, sur le brocoli, et déposer ceux-ci sur une plaque à biscuits. Ceci est important car ça risque de renverser et, bien sûr, on n'a pas envie de nettoyer le four un vendredi soir. Enfourner et cuire environ 30 minutes.
M'est idée que ces oeufs au fromage et au brocoli seraient aussi les bienvenus au cours d'un brunch du dimanche, pas vrai..?




































