28 novembre 2007
Cari de poulet au lait de coco et aux arachides
Le cari est d'abord une préparation d'épices très répandue dans la cuisine indienne. On le trouve sous forme de poudre ou de pâte et, selon sa composition, il peut être très doux ou très fort, mais il est généralement très parfumé.
Le mot "cari" découle du mot tamoul "kari" signifiant "ragoût" ou "plat mijoté". En réalité, le terme a probablement été importé par les Britanniques, au moment de la colonisation, et ceux-ci l'ont transformé en "curry". Mais au Québec, c'est bien le mot "cari" que nous utilisons, autant pour le mélange d'épices que pour le plat mijoté.
Quand j'ai vu cette recette sur le blogue de Carotte, celle qui a La bouche pleine.., je n'ai pas pu résister, autant à cause de la présentation que pour la recette elle-même. Vous pourrez la retrouver sur son blogue mais je me permets quand même de la décrire ici.
4 poitrines de poulet, sans la peau ni les os
2 gousses d'ail (écrasées au presse-ail)
2 c. à soupe de gingembre frais (aussi écrasé au presse-ail)
1 branche de citronnelle (je n'en ai pas trouvée...)
1 oignon vert émincé
1 c. à soupe de sauce tamari, sans gluten (ou sauce soya)
1 c. à thé de curcuma
1/2 c. à thé de pâte de cari rouge (+ ou -, selon ses goûts)
4 c. à soupe de beurre d'arachides (le vrai, sans additif et avec de gros morceaux d'arachides)
200 ml de lait de coco
100 ml de bouillon de poulet
quelques feuilles de coriandre fraîche, ciselée
le jus d'une lime
sel et poivre
Détailler le poulet en cubes et le faire dorer dans une grande sauteuse contenant très peu d'huile neutre, environ 4 ou 5 minutes, ou jusqu'à ce qu'il ait perdu sa couleur rose de tous les côtés. Saler, poivrer et réserver au chaud.
Dans la sauteuse, faire revenir l'ail, le gingembre, la citronnelle (si l'on en a...) et l'oignon dans un peu d'huile. Ajouter le curcuma et la sauce tamari ou soya et cuire 2 minutes. Ajouter le poulet et mouiller avec le lait de coco et le bouillon. Lorsque le liquide est très chaud, ajouter le beurre d'arachide et bien mélanger jusqu'à ce qu'il soit dissout.
Porter à ébullition et laisser mijoter, à couvert, une quinzaine de minutes. Lorsque le poulet est tendre, ajouter les feuilles de coriandre ciselées et le jus du citron vert. Servir avec un riz basmati et un thé bien chaud.
Merci Mademoiselle Carotte pour cette belle recette. J'ai bien l'intention d'en refaire dès que je pourrai mettre la main sur quelques branches de citronnelle. Hélène Laurendeau a mentionné l'autre jour, à l'émission de Ricardo, que l'on pouvait en trouver qui soit émincée et congelée en contenant de plastique. Elle a mentionné que c'était bien pratique puisqu'on peut très bien n'en utiliser qu'une petite portion à la fois et qu'elle se conserve presque indéfiniment au congélo. Si quelqu'un peut me dire où je pourrais trouver cette merveille, je suis preneuse.
26 novembre 2007
Amandes à l'érable et à la fleur de sel
L'année dernière, j'avais reçu de Ninnie, de la Mitaine écarlate, un colis gourmand pour le temps des fêtes. Celui-ci contenait des noix de cajou à l'érable et à la fleur de sel, mitonnées dans sa cuisine d'après une recette de Martha Stewart. C'était vraiment un pur délice que de croquer dans cette friandise au goût d'érable, de rhum et de vanille avec, en finale, le goût et le croquant de la fleur de sel. Je m'étais promise d'en faire un jour et j'ai choisi des amandes à la place des noix de cajou.
Je mets ici les quantités de la recette originale de Ninnie, alors que je n'ai fait que les deux tiers, ce qui m'a donné 4 tasses, amplement pour en déguster et en offrir à mes invités, et aussi pour en faire quelques cadeaux.
800 g ou 6 tasses d'amandes nature, non mondées
80 g ou 1/2 tasse de cassonade foncée ou de sucre d'érable râpé
1 c. à soupe + 1 c. à thé de fleur de sel
1/2 c. à thé de cannelle
60 ml ou 1/4 de tasse de rhum brun
2 c. à soupe d'extrait de vanille
310 ml ou 1 1/3 tasse ml de sirop d'érable
2 c. à soupe de beurre non salé
Étendre les amandes sur une plaque à biscuits, en une seule couche, et réchauffer dans un four chaud à 350°F ou 180°C, pendant une dizaine de minutes, en remuant une fois ou deux durant ce temps.
Dans un bol, mélanger la cassonade, la fleur de sel et la cannelle. Réserver.
Dans une grande casserole, porter à ébullition, sur feu moyen, le rhum, l'extrait de vanille, le sirop d'érable et le beurre. Faire mijoter jusqu'à ce que le liquide ait diminué de moitié, environ 5 minutes.
Incorporer les amandes et poursuivre la cuisson, en remuant, jusqu'à ce que le fond de la casserole soit presque sec. Retirer du feu et ajouter immédiatement le mélange de cassonade et de sel. Bien mélanger pour bien enrober les amandes.
Étendre les noix enrobées sur une plaque recouverte d'un papier parchemin et laisser refroidir au moins 6 heures ou toute une nuit.
Merci Ninnie pour cette recette, cette friandise est vraiment délicieuse.
24 novembre 2007
Impressions de l'Oreille culinaire
Dernièrement, j'ai reçu plusieurs compliments concernant mes photos. Ceci est dû, en grande partie, au fait que l'homme m'a offert un nouvel appareil photo reflex et, surtout, grâce aux bons conseils prodigués par Madame Isabelle Rosenbaum, photographe parisienne, de renommée internationale. Cette dame, après avoir appris l'existence des blogues culinaires, a pris l'initiative d'offrir à quelques blogueurs des ateliers de photographie afin de les guider dans la présentation de leurs plats.
Comme je préparais un voyage en France, j'ai tenté ma chance et lui ai demandé si, durant les quelques jours que je prévoyais passer à Paris, elle présenterait un tel atelier. À ma grande surprise, elle m'a gentiment répondu qu'elle pourrait en faire un durant cette période et que j'y étais invitée. Je me suis donc présentée chez elle en compagnie de trois autres blogueuses et, au cours de cet avant-midi, Isabelle a fait preuve d'une grande générosité en partageant avec nous une partie de son savoir-faire.
J'ai hésité un moment avant d'en parler ici mais, force est de constater que je me suis grandement améliorée et je tiens à faire savoir que Mme Rosenbaum y est vraiment pour quelque chose. Il n'y a qu'a reculer dans le temps pour voir à quel point mes photos ont changé. Un grand merci à Isabelle et j'ose espérer qu'elle aussi voit une amélioration dans mon travail.
23 novembre 2007
Compote de pommes à la crème de marron
Il y a quelque temps, alors que nous étions invités chez des amis, l'homme, pas le mien mais celui chez qui nous étions, nous a fait une démonstration, au beau milieu de leur salon, de son petit appareil à éplucher les pommes. Nous nous sommes un peu amusés à ses dépens car c'était la première fois que nous voyions un tel appareil mais, depuis ce temps, chaque fois que je dois éplucher des pommes, je pense à son petit bidule et je me dis qu'il rirait bien s'il me voyait prendre tant de temps pour m'acquitter de cette corvée.
Mais voilà que, dernièrement, en naviguant sur mes blogues préférés, j'apprends que Cathy et Manue en ont un, et que même notre Vincent national le recommande. Alors Miss Diane, qui aime bien la compote de pommes maison et qui en fait régulièrement, se demande maintenant comment il se fait qu'elle n'a jamais mis la main sur une de ces petites merveilles.
C'est donc à tout ça qu'elle pensait en épluchant des fruits qui serviraient à confectionner cette compote de pommes à la crème de marron, inspirée qu'elle était après avoir lu la "newsletter" de Marie-Laure dans laquelle elle propose un concours de recettes à base de pommes et de marrons.
Petite recette toute simple qui nous a bien régalés en dessert au souper d'hier soir et au petit déjeuner ce matin. Pour la faire, j'ai choisi six grosses pommes Spartan, grosses parce que ça en fait moins à éplucher et Spartan parce qu'elles conservent leur couleur. Après les avoir épluchées, en avoir enlevé le coeur et les avoir coupées en morceaux, je les ai mises à cuire doucement telles quelles, sans eau ni sucre. Au bout d'une vingtaine de minutes, je les ai passées au robot avec un tube de crème de marrons (78 g) jusqu'à obtenir une belle purée. J'ai mis le tout au frigo et j'ai servi avec un mélange marrons (du genre collation sous vide) et noix légèrement broyés et torréfiés au four.
Et vous en avez un de ces petits bidules pour éplucher les pommes..?
22 novembre 2007
Un Noël gourmand, sans gluten ni lactose, c'est possible!
Quand arrive le temps des fêtes, c'est toujours un plaisir de cuisiner pour ceux qu'on aime. J'ai donc pensé reproduire quelques recettes de l'année dernière dans un seul billet afin d'aider et de donner des idées à tous ceux et celles qui, comme nous, doivent se soumettre à un régime sans gluten ni lactose. Après tout, ce n'est pas parce qu'on doit obéir à certaines restrictions qu'on n'a pas le droit de se faire plaisir et de profiter de la bonne chère durant cette période de réjouissances.
Je tiens à préciser que toutes ces recettes, sauf celle du gâteau aux fruits, peuvent être confectionnées avec de la farine de blé car je les ai adaptées moi-même pour qu'elles conviennent à notre régime.
Gâteau mousse au chocolat et son coulis de fraise
Tourtière du réveillon ou pâté à la viande
Gâteau aux épices et au gingembre confit
21 novembre 2007
Filet de porc à l'étuvé et gratin de courge à la pistache de Patricia Wells
Inspiré par la grande prêtresse qu'est Patricia Wells, Robert Beauchemin nous a entretenus, dans La Presse de samedi dernier, de légumes. Il s'est même permis de nous offrir quelques recettes de son nouveau livre Merveilleux légumes, paru tout récemment chez Lattes. Ce soir, en accompagnement d'un filet de porc, cuit de façon très classique, j'ai fait ce gratin de courge musquée, celle que l'on appelle aussi la "butternut". Mais n'importe quelle courge pourrait faire l'affaire, même une citrouille.
La recette est pour huit personnes mais, comme nous n'étions que deux, je n'en ai fait que le tiers et j'ai préféré utiliser des ramequins individuels à la place du plat à gratin. Ma préparation n'étant pas très ferme, ce fut sûrement mieux ainsi. Je donne donc la recette originale pour 8 personnes.
800 g de purée de courge obtenue en faisant rôtir au four une courge coupée en deux, évidée et couverte de papier aluminium pendant 1 heure pour un légume de 1,5 kilo ou 3,3 lbs
1/2 tasse de bon bouillon de volaille
2 c. à soupe d'huile de pistaches (ou de noix)
1/2 c. à thé de sel de mer fin (sel de Maldon pour moi)
80 g (un peu moins de 3 onces) de parmesan fraîchement râpé
50 g (2 c. à soupe) de pistaches, grossièrement hachées
Passer la purée de courge au robot en lui ajoutant peu à peu le bouillon, l'huile et le sel. Goûter et rectifier l'assaisonnement. Verser cette purée dans un plat à gratin ou dans des ramequins individiuels et lisser le dessus avec le dos d'une cuillère. Saupoudrer le parmesan sur le dessus et parsemer de pistaches concassées. Placer le plat sous le gril pendant 2 à 3 minutes jusqu'à ce que le fromage soit fondu et les pistaches grillées.
Pour le filet de porc, après l'avoir paré, faire quelques incisions dans la chair à l'aide d'un couteau bien pointu et y insérer quelques morceaux de gousses d'ail qui auront été détaillées en pointes. Le nombre dépend de son goût pour l'ail. Rouler ensuite la pièce de viande dans un mélange sel, poivre et marjolaine. Mettre très peu d'huile de canola dans une casserole à fond épais et faire dorer le filet sur tous les côtés. Ajouter 1 tasse d'eau et amener à ébullition. Réduire la chaleur à feu bas et couvrir. Bien surveiller afin qu'il y ait toujours un peu de liquide au fond de la casserole. Lorsque la viande a atteint le degré de cuisson désiré, la retirer et la mettre en attente sur une planche ou une assiette chaude et la recouvrir d'un papier aluminium. Pendant ce temps, ajouter de l'eau dans la casserole et amener à ébullition en grattant les sucs au fond. Rectifier l'assaisonnement et servir sur la viande tranchée en médaillons.
Je dirais que cette méthode de cuisson, qui m'a été enseignée par ma belle-mère au début de mon mariage, fait partie de la "cuisine réconfort" ou "comfort food" et convient très bien lorsque l'on a envie de se remonter le moral. Quant au gratin de courge, il était tellement délicieux qu'on aurait dit un dessert. Une très bonne façon de faire avaler les légumes à ceux qui n'en raffolent pas vraiment.
20 novembre 2007
Pôste gourmande... perdue!
En parcourant quelques blogues ces jours-ci, je réalise que c'est parti pour la quatrième édition de la "pôste gourmande", jeu initié par Marie-Laure. Malheureusement, j'ai raté la date limite et je ne participerai pas cette fois.
J'avais pourtant pris plaisir à participer à la troisième édition, au printemps dernier. J'ai bien envoyé ma carte mais n'en ai jamais reçue. J'ai donc communiqué avec Marie-Laure qui, après vérification, m'a assurée qu'une carte m'avait bel et bien été pôstée par une blogueuse étas-unienne. J'ai donc continué d'attendre, mais en vain car, à ce jour, je n'ai rien vu venir.
Je voudrais donc remercier quand même cette gentille blogueuse qui s'est donnée la peine de m'envoyer un petit mot. Après tout, ce n'est quand même pas sa faute si ces gens de la poste, américaine ou canadienne, n'ont pas fait correctement leur travail et s'ils ont égaré ma carte ou l'ont simplement déposée au mauvais endroit.
Si cette dame se reconnaît, je tiens à la remercier et, si elle a envie de me faire signe, j'aimerais bien savoir de qui il s'agit, histoire de la saluer personnellement.
15 novembre 2007
Pamplemousse et poisson en vinaigrette
Qu'arrive-t-il lorsqu'on n'a pas le temps de passer à la poissonnerie pour acheter ce dont on a envie pour souper? C'est bien simple, on demande à l'homme de le faire en rentrant du travail. Mais là où ça se complique, c'est quand il prend des initiatives personnelles et qu'il en rapporte trop, beaucoup trop pour nous deux. Et comme tout le monde le sait, le poisson frais, ça n'attend pas, il faut le cuisiner et le manger le plus rapidement possible. Sinon, c'est à la poubelle qu'il ira et chez nous, la poubelle est au régime. On lui en donne le moins possible. Donc, que faire avec une demi-livre de petits éperlans et deux énormes filets de tilapia?
Pour les éperlans, ce n'était pas un problème puisqu'il n'y a que l'homme qui aime ça. Ils sont donc passés à la poêle dans un peu d'huile et de beurre et mis dans un petit Corning Ware pour son lunch du lendemain midi. Quant aux filets de tilapia, ils sont passés au four, simplement badigeonnés d'huile d'olive assaisonnée de thym frais, de sel et de poivre. Mais voilà, ils étaient beaucoup trop gros pour nous deux. Il y en a donc la moitié qui a servi d'entrée le lendemain soir.
J'ai tout d'abord coupé un pamplemousse rose en deux, j'ai prélevé les suprêmes délicatement, à l'aide d'un couteau à pamplemousse, et j'ai ensuite complètement vidé les deux moitiés du fruit. Dans un bol, j'ai mêlé les suprêmes avec les filets de poisson froid que j'avais effilochés au préalable. J'ai ajouté une bonne mayonnaise et j'ai servi le tout dans les moitiés évidées, entouré d'un mesclun de salade.
Pour la mayonnaise, j'ai mêlé 1 c. à soupe de mayonnaise du commerce, 1 c. à soupe de moutarde de Dijon et 1 c. à soupe de jus de citron frais. J'ai bien mêlé avec un petit fouet et j'ai ajouté environ 3 c. à soupe d'huile d'olive en un fin filet et en fouettant sans arrêt.
Ce fut une délicieuse petite entrée, un peu improvisée et, en y pensant bien, je me dis que ce serait une excellent idée que d'en faire à l'occasion d'un brunch.
13 novembre 2007
Pain à la courge musquée et aux graines de tournesol
Après avoir fait ce velouté de courge musquée l'autre jour, il me restait la moitié d'une belle butternut. J'ai donc décidé d'en faire un pain qui, de par ses saveurs, nous a rappelé que nous sommes encore bien en automne tout en nous donnant un petit avant-goût du temps des fêtes. Pour ce faire, je me suis inspirée de ce qui se fait ici et là sur les blogues et j'y ai ajouté un peu du mélange pour pain d'épices que Mamina m'avait offert l'année dernière. J'ai aussi utilisé l'huile et les graines de tournesol que je m'étais procurés à la Ferme Champy l'été dernier et je l'ai adapté selon nos exigences afin qu'il soit sans gluten, ni lactose.
Voici donc comment procéder pour confectionner ce délicieux pain à la courge musquée et aux graines de tournesol.
200 g (environ le quart) de courge musquée (ou autre) cuite et réduite en purée
2 oeufs
50 ml ou 1/4 de tasse d'huile de tournesol
1 ou 2 c. à thé de mélange pour pain d'épices (ou cannelle, gingembre, clou de girofle, au choix)
1 pincée de sel
100 g de cassonade foncée
150 g (environ 1 tasse) de farine de riz blanc
50 g (environ 1/4 de tasse) de farine de riz brun ou complet
1 c. à thé de poudre à pâte (levure chimique)
1/2 c. à thé de bicarbonate de soude
1 poignée de graines de tournesol
1 poignée de raisins secs
Préchauffer le four à 350°F ou 180°C et huiler deux mini-moules à pain ou un moule régulier.
Dans un bol, mêler la ou les farines, selon ce que l'on a choisi d'utiliser, avec la poudre à pâte, le sel, le bicarbonate de soude et les épices.
Dans un autre bol, avec un batteur électrique, mélanger la courge, les oeufs, l'huile et la cassonade. Ajouter le mélange sec et bien mêler. Incorporer à ce mélange les graines de tournesol et les raisins secs.
Verser l'appareil dans les moules et enfourner pour environ 70 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure-dent en ressorte sec. Laisser refroidir sur une grille.
Ce pain est délicieux servi avec un peu de yogourt nature ou de crème glacée à la vanille et il peut très bien se congeler, bien emballé dans du papier aluminium.
12 novembre 2007
Une soirée avec Jean Lemire
J'avais prévu faire comme d'habitude et publier un billet de cuisine, mais j'ai plutôt décidé de partager un peu avec mes visiteurs cette belle soirée en compagnie de Jean Lemire. Non, il n'y avait rien à manger, mais il y avait vraiment de quoi se sustenter. Nous avons bu ses paroles, nous nous sommes régalés de ses propos et avons dégusté les images de cette mission effectuée dans l'Antarctique. 430 jours d'expédition dans des conditions d'isolement complet au bout du monde pour aller observer les effets des changements climatiques et ses constatations sur le réchauffement de la planète ont vraiment de quoi donner des frissons.
M. Lemire est un scientifique et il est aussi un poète. Non pas de ceux qui planent la tête dans les nuages, au contraire, il a les deux pieds bien sur terre, quand il n'est pas à bord du Sedna IV, et nous a fait comprendre à quel point notre planète est en danger.
Je vous invite à visiter ce site et, surtout, à visionner les images de la mission et le retour du Sedna IV. Vous comprendrez alors ce qui m'attire chez cet homme et dans ses propos. Comme moi, vous aurez ensuite envie de faire votre part dans chaque geste au quotidien afin, non pas d'arrêter le processus, mais peut-être de le ralentir un peu. Et puis de courir au cinéma pour voir le film de cette mission aux images splendides qui sortira le 21 décembre prochain.
Nous avons eu le bonheur d'en voir un petit extrait, cadeau aux gens de Laval présents à la conférence de ce soir. Merci Monsieur Lemire!
Sur ce, je vous laisse avec ces quelques images des rencontres qu'il a faites au cours de sa mission.




























