20 septembre 2007
Tout, tout, tout sur l'été des Indiens
Clocher de l'église de Bedford, en Montérégie
Depuis quelques années, on entend parfois certains Français parler de "l'été indien" (on dit l'été des Indiens) comme si cette saison existait aussi en France. Malheureusement, au risque d'en décevoir plusieurs, cette jolie saison, si bien chantée par Joe Dassin, n'existerait qu'en Amérique du Nord. J'ai consulté dernièrement le site canadien de MétéoMédia et voici ce qu'on en dit :
Phénomène intrigant s'il en est un, l'été des Indiens traîne dans son sillon un aura de mystère… Comme un dernier soubresaut de l'été au moment où on ne l'espère plus, cet intermède de températures clémentes en automne a fait chanter nombre de poètes et soupirer d'aise bien des tempéraments frileux. Un peu comme si le temps, déjouant toute logique, se permettait un petit écart pour nous permettre de faire le plein d'énergie avant les rudes secousses de l'hiver...
Caractéristiques de l'été des Indiens
L'été des Indiens est un phénomène climatique se produisant dans le centre et l'est de l'Amérique du Nord. Il survient entre le début du mois d'octobre et le milieu du mois de novembre lorsqu'une période de températures anormalement douces suit les premiers gels et temps froids de l'automne.
Mais attention! Ne peut prétendre à ce titre le premier temps doux venu. Pour qu'il y ait « été des Indiens », certains critères doivent être respectés. Ainsi, si cette période n'est pas précédée de gel, on ne peut la qualifier d'été des Indiens. Autre pré-requis : cette période doit également durer au moins trois jours. Le temps est alors calme, le vent léger, l'air sec. On ne comptera que peu ou pas de précipitations, soit moins de 5 mm de pluie dans une même journée, et le soleil brillera malgré des matins parfois brumeux et des nuits souvent froides.
La nature ne nous fait pas ce cadeau tous les automnes mais lorsqu'elle s'y met, elle peut parfois nous gratifier de deux, voire même de trois étés des Indiens dans la même année. On compte en moyenne un été des Indiens aux deux ans dans la région de Montréal alors que, plus au nord, il se laisse davantage désirer.
Petite histoire de l'été des Indiens…
Certaines parties de l'Europe bénéficient d'un phénomène semblable. À un détail près toutefois : là-bas on parlera plutôt de l'été de la Saint-Luc, l'été de la Saint-Martin, l'été de la Toussaint, l'été de la Saint-Denis, l'été de la Saint-Géraud, l'été de l'aïeule ou même… de l'été des bonnes femmes!
De ce côté-ci de l'océan, le terme « été des Indiens » existe depuis au moins deux siècles. Utilisé pour la première fois en Pensylvanie, il s'est propagé à la Nouvelle-Angleterre et ensuite au Canada, où il aurait fait son apparition vers 1821. Il est généralement admis que l'expression tire son origine du fait que les Amérindiens profitaient de cette période pour terminer leurs récoltes, faire leur réserve de provisions et préparer leurs quartiers d'hiver. Comme ils chassaient leur pitance jusqu'à la dernière minute, si jamais la nature omettait de leur faire cadeau de cette période clémente à l'automne, ils devaient alors se résigner à un hiver de vaches maigres…
Commentaires
C'est vrai côté tempêrature on est gâté depuis quels que jours
Tu as raison de remettre les pendules à l'heure! ;-))
Merci pour ce billet fort intéressant et informatif! J'aimerais tellement vivre un de ces étés dans ton beau pays!!!
Bises,
Rosa
Merci pour l'exposé !
Comme j'aimerais que nos arbres se parent de si belles couleurs a l'automne.
merci pour cette explication bisous@+
coucou
bonne nuit : belle histoire que celle de votre étè indien je ne connaisais pas du tout , ca doit être bien beau dans votre pays ...
gros calin de Michelotte
Un billet très très intéressant. J'ai beaucoup aimé et appris pleins de choses.
Bises
Paola












