30 septembre 2006
La photo du jour
La vue de ma fenêtre était tellement belle ce matin que je n'ai pu résister à l'envie de la partager avec la blogosphère. Je sais, c'est aujourd'hui la date limite pour Anne P&P mais, là où j'habite, la vue change tous les jours. J'aurais pu lui envoyer plusieurs photos mais disons qu'une suffisait et c'est déjà fait.
La vue change au fil des saisons et l'automne est, sans contredit, la plus colorée. L'apparition de la pleine lune au-dessus de Montréal a aussi de quoi susciter bien des "Ho" et des "Ha", et ce, au moins une fois par mois. Et que dire du lever du jour, quand le soleil enflamme le ciel de mille feux... mais ça c'est quand on a le courage de se lever tôt.
Précisons que j'habite un immeuble qui a pris racine sur une petite île au beau milieu de la rivière des Prairies. Cette île n'est pas minuscule mais on peut en faire le tour à pied en 20 minutes, sur un sentier pédestre qui longe la rivière. J'ai l'habitude de dire que j'habite au 7e ciel. C'est sans doute pour me consoler de ne plus avoir à tondre la pelouse l'été, à pelleter la neige l'hiver, à entretenir la piscine... Bref, je n'ai plus qu'à m'adonner à mes passe-temps préférés. Quelle tristesse n'est-ce pas..?
Chou rouge braisé
Le chou, qu'il soit rouge ou vert, frisé, de Savoie ou de Milan, n'est vraiment pas mon légume préféré. Il m'a fallu l'apprivoiser et trouver des façons de le cuisiner qui soit attrayantes. Il reste quand même une excellente source de vitamine C et de potassium et, bien apprêté, il peut devenir un délicieux légume d'automne dont il fait bon se régaler lorsque viennent les jours plus froids. Cette recette est une suggestion de Martha Stewart en accompagnement de côtelettes de porc. Moi j'ai choisi de le servir avec des saucisses de Toulouse, légèrement rôties à la poêle, et que j'ai ensuite déposées sur le chou afin qu'ils terminent leur cuisson ensemble. Pendant ce temps, j'ai fait revenir à la poêle quelques tranches de pommes. Ça sentait bon l'automne dans la maison! Voici la recette :
2 c. à soupe d'huile d'olive
la moitié d'un chou rouge, tranché en fines lamelles
1 c. à thé de graines de carvi
1 c. à thé de thym séché
200 ml de jus de pomme
250 ml de bouillon de volaille
Faire revenir dans l'huile chaude le chou, les graines de carvi, le thym, sel et poivre au goût, le jus de pomme et le bouillon de volaille. Amener à ébullition. Couvrir et réduire la chaleur. Laisser mijoter pendant 12 minutes tout en brassant à quelques reprises.
Comme il en restait ce midi et que j'étais seule pour dîner, je l'ai mangé froid, arrosé d'un filet d'huile d'olive et de jus de citron et l'ai accompagné d'un oeuf au vinaigre. Vous vous souvenez de mes oeufs dépanneurs?
29 septembre 2006
Cappucino de courge d'hiver à la cardamome
J'ai cuisiné ma courge, du moins une partie car il en reste encore, et j'ai choisi d'en faire, pour commencer, un potage. Mais comme je voulais épater un peu la galerie, mon potage s'est transformé en cappucino, rien de moins. Voici comment j'ai procédé : tel que recommandé par quelques blogueuses, je l'ai d'abord mise au four à 325°F ( 160°C) afin qu'elle soit plus facile à découper.
2 c. à soupe d'huile d'olive
500 g de courge (potimarron, potiron, buttercup, peu importe...)
100 g d'oignons
1 gousse d'ail
600 ml de bouillon de volaille
quelques graines de cardamome
1 feuille de laurier
Sel, poivre, thym
Un peu de lait écrémé pour la mousse
Éplucher et tailler l'oignon et la courge. Faire chauffer l'huile d'olive et y faire revenir l'oignon. Ajouter l'ail entier, le thym et le laurier, la cardamome. Je n'ai mis les graines d'une seule gousse car j'avais un peu peur que le goût soit trop prononcé. Incorporer les morceaux de courge. Mouiller avec le bouillon de volaille et cuire 20 minutes.
Lorsque la courge est cuite, retirer la gousse d'ail et la feuille de laurier et mettre le tout en purée, au blender ou au bras mélangeur. Passer au travers d'une passoire fine pour obtenir un velouté.
Dans le lait écrémé, égrener une gousse de cardamome et chauffer doucement. Pour ma part, je l'ai réchauffé au micro-ondes. Faire mousser le lait à l'aide d'un bras mélanger en ajoutant graduellement environ 1/2 c à café de lécithine de soya, jusqu'à l'obtention d'une belle mousse. Répartir le velouté dans des tasses transparentes, ajouter la mousse délicatement et saupoudrer d'un peu de muscade. C'était délicieux!
28 septembre 2006
Qu'est-ce que c'est..?
Depuis quelque temps, j'entends beaucoup parler, un peu partout et même sur les blogues, de potimarons. Comme je suis une fille de la ville, je ne possède pas de très grandes connaissances en matière de courges. Lors de mes vacances en France, j'ai visité quelques marchés de village et j'ai enfin pu voir la chose en question. Je ne pouvais évidemment pas m'en procurer là-bas mais je me suis dit que j'en trouverais bien chez nous.
Je me suis donc rendue au marché bio d'Outremont dimanche dernier. En passant, ce marché n'a lieu que le dimanche et est saisonnier; il se termine le dimanche 8 octobre prochain. Alors hâtez-vous si vous ne voulez pas le manquer cette année. Donc, m'adressant à un producteur de courges, je lui demande s'il a des potimarons. "Des petits quoi?" qu'il me dit. "Des potimarons, p-o-t-i-marons, en un seul mot!". "Non, je ne sais pas ce que c'est!". Prenant alors cette chose dans mes mains, je lui demande ce que c'est : "une buttercup" me répond-il. Je l'achète en me disant que je trouverai bien quoi en faire rendue à la maison. Un peu perplexe quand même, je me jette, en rentrant, sur mon Encyclopédie visuelle des aliments et découvre que, même si on y explique bien ce que sont les courges, on n'y dit mot concernant le potimaron. Je continue à me creuser les méninges en me disant que cette chose est trop pâle pour un potimaron, un peu foncée pour une citrouille et que si une buttercup est habituellement vert foncé tirant sur le bleu, elle peut aussi être de couleur orangée. C'est alors l'homme qui met fin à mes questionnements, lui qui n'a pas l'habitude de se casser la tête pour si peu, en me disant qu'on m'a vendu une simple citrouille. Et vous, qu'en dites-vous? Quelqu'un peut-il m'aider à trouver le nom de cette chose? De toute façon, vous saurez demain ce que j'ai décidé d'en faire.
27 septembre 2006
Pain aux bananes et aux brisures de chocolat sans gluten
La semaine dernière, lors de mes fréquentations sur mes blogues favoris, j'ai découvert Pirkko et sa Cuisine voyageuse via le merveilleux blogue des Recettes pour allergiques de Papilles & Pupilles. Me voilà donc furetant allègrement dans la section des desserts sans gluten lorsque je tombe sur un cake aux bananes et au chocolat Daim. J'avais justement quelques bananes au congélateur depuis l'été dernier, car c'est ce que je fais quand elles commencent à brunir et que je n'ai pas le temps de les cuisiner. Admettez que c''est quand même mieux que de les mettre à la poubelle. Je me suis donc dit qu'il était temps de les utiliser et cette recette me disait quelque chose, elle me parlait quoi! Les chocolats Daim me sont inconnus mais j'ai toujours dans mon garde-manger les brisures de chocolat mi-sucré que le président appelle pompeusement "le décadent" et qui ne contiennent pas de lait. Voici donc mon adaptation :
90 g de beurre
140 g de sucre
2 oeufs
180 g de farine de riz
2 c. à café de poudre à lever
1 pincée de sel
2 bananes bien mûres, écrasées à la fourchette
60 g de brisures de chocolat mi-sucré
Préchauffer le four à 350°F ou 170°C. Mélanger le beurre et le sucre afin d'obtenir un mélange onctueux. Ajouter les oeufs, un à la fois. Incorporer les bananes. Dans un autre bol, mélanger la farine, la poudre à lever et le sel. Incorporer les ingrédients secs au premier mélanger, ajouter les brisures de chocolat et déposer dans un moule à pain ou à cake. Cuire pendant 50 minutes, démouler et laisser refroidir.
Pirkko suggère fortement d'attendre au lendemain avant de trancher le pain. Mais l'homme n'étant qu'un homme, il n'a pas pu attendre et en a mangé deux belles tranches le soir même... À ma grande surprise, ce pain a une texture moëlleuse et délicate, pas granuleuse comme c'est souvent le cas avec la farine de riz. Merci Pirkko pour cette belle recette, c'est un vrai délice!
26 septembre 2006
Potage des fontaines
Eh oui, encore une soupe! Mais que voulez-vous, comme bien des Québécois, surtout à ce temps-ci de l'année, nous aimons la soupe. Ou plutôt, notre corps en réclame pour se réchauffer un peu. Comme une belle botte de cresson sommeillait dans mon frigo depuis dimanche dernier alors que j'avais voulu en mettre pour garnir ma salade de poires, ce potage des fontaines m'est revenu en mémoire. Et pourquoi "des fontaines"? Parce que le cresson est aussi appelé "cresson des fontaines" car il pousse bien dans l'eau courante, claire et froide. Son contenu en eau est de 95% et il possède une saveur forte et poivrée. C'est d'ailleurs pour cette raison que je l'aime. Voici la recette du potage pour quatre personnes :
1 botte de cresson
3 grosses pommes de terre, pelées et coupées en petits dés
1 l de bouillon de poulet, maison de préférence
50 g de beurre
sel et poivre
Équeuter le cresson au ras des feuilles et le faire revenir dans le beurre fondu jusqu'à ce qu'il se ramollisse, soit environ 5 minutes. Ajouter les cubes de pommes de terre et le bouillon. Saler et poivrer, couvrir et laisser cuire pendant une vingtaine de minutes. Passer au bras mélangeur et déguster très chaud.
À mon avis, je crois qu'il est inutile d'ajouter fines herbes ou épices si on veut vraiment apprécier le goût du cresson. C'est un potage classique d'une grande simplicité mais d'une merveilleuse saveur fournie par celui-ci.
24 septembre 2006
Salade de poires et parmesan
Voici une entrée toute simple à servir quand les poires sont à leur pleine maturité, comme c'est le cas maintenant. J'ai choisi celle que l'on appelle chez nous la Bartlett, originaire d'Angleterre et connue en Europe sous le nom de Williams, et de l'apprêter avec une vinaigrette aux graines de pavot, rehaussée de copeaux de Parmesan. Pour quatre personnes, il vous faudra :
4 poires à point, i.e. fermes et juteuses
un peu de cresson pour la garniture
un morceau de Parmesan d'environ 50 g
Couper les poires dans le sens de la longueur, en enlever le coeur et faire de belles tranches minces. Les déposer joliment dans quatre assiettes creuses et les recouvrir de la vinaigrette suivante :
2 c. à soupe d'huile d'olive extra vierge
1 c. à soupe d'une huile neutre (canola , colza ou tournesol)
2 c. à soupe de vinaigre de cidre ou de vin blanc
1/2 c. à café de sucre brun ou cassonade
une bonne pincée de thym séché
sel et poivre frais moulu
1 c. à soupe de graines de pavot
Dans un contenant en verre, verser les huiles, le vinaigre, le sucre, le thym, le sel et le poivre et agiter. Ajouter enfin les graines de pavot et répartir également dans les assiettes contenant les poires tranchées. Garnir de cresson et de Parmesan tranché à l'économe.
23 septembre 2006
J'aime le thé...
Il adore le thé...
Nous raffolons du thé...
Et ce, depuis bien avant que nous ne sachions qu'il possède de grandes vertus. J'ai ouvert ce soir une boîte de thé rapporté de chez Mariage Frères à Paris et qui a pour nom "Thé à l'Opéra". C'est un thé vert vanillé aux fruits rouges. Vous sentez l'odeur... un pur délice! Vous resterez bien en boire une tasse avec nous?
22 septembre 2006
Félicitations Tarzile!
Un mot pour féliciter Tarzile et sa famille, de vrais pros à la télé!
Je suis bien heureuse de pouvoir enfin mettre une figure sur ce si joli nom qui, on le sait maintenant, lui vient d'une de ses grands-mères. Tarzile est tout à fait à l'image de ses écrits, calme et posée, très professionnelle.
Félicitations chère Tarzile et merci de partager ton savoir-faire avec nous!
L'automne dans les Cantons-de-l'Est
Une belle balade dans les Cantons-de-l'Est hier après-midi... ça vous dirait de nous accompagner?
































