C'est en lisant ce livre de Madame Louise Lambert-Lagacé que j'ai appris, il y a plusieurs années, comment faire le pistou qui, à l'époque, n'était pas tellement connu chez nous. Une collègue bloggeuse (j'ai oublié qui malheureusement et je n'arrive pas à la retrouver) a fait récemment un billet sur le sujet et a très bien expliqué quelle était la différence entre le pistou et le pesto : le premier, d'origine provençale, serait composé essentiellement de basilic, ail et huile d'olive, alors que l'autre, d'origine italienne, contiendrait, en plus, des noix de pin et du fromage Parmesan.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, j'ai mangé à Paris, chez Fauchon pour ne pas le nommer, des pâtes au pesto qui contenait tellement de noix de pin que j'avais l'impression d'avoir du sable dans la bouche, pas fameux du tout ce pesto. Alors qu'à Rome, alors que nous étions attablés devant un tout petit resto où à peine trois ou quatre tables accueillaient les passants, directement sur le trottoir, on m'a servi un plat de "pasta pesto" dont les pâtes n'étaient enduites que d'huile, basilic et ail, accompagné de deux petits bols, l'un contenant le fromage et l'autre les noix. À moi d'en ajouter ou pas.

J'ai donc fait aujourd'hui, en rentrant du marché 440, celui qui a un drôle de nom mais qui offre de bien bonnes choses, mon pistou pour l'hiver. Avec trois énormes bottes de basilic, de belles gousses d'ail à tige rigide (je sais qu'il a un nom particulier mais je l'ai oublié) et de l'huile d'olive évidemment, j'ai enrichi mon congélo de 64 cubes de pistou qui nous régalera tout au long de la saison froide. Ce sera à nous de le déguster tel quel ou de le transformer en pesto en ajoutant des noix de pin et/ou du Parmesan, selon nos envies et nos humeurs.

Voici les quantités suggérées par Madame Lambert-Lagacé, pour environ 8 cubes :

  • 2 tasses de basilic frais, lavé, asséché et bien tassé
  • 3 gousses d'ail
  • 1/2 tasse d'huile d'olive extra vierge (125 ml)

Mélanger au robot le basilic et l'ail en ajoutant l'huile graduellement. Attention de ne pas trop mélanger car le basilic risquerait de chauffer, ce qui pourrait en altérer couleur et saveur. Congeler dans des bacs à glaçons. Transférer ensuite dans des sacs ziploc ou sacs à congélation. J'ai fait huit fois cette quantité et j'en aurai probablement j'usqu'au début de l'été prochain.

Pour en savoir plus sur Madame Louise Lambert Lagacé, l'auteur de ce livre, c'est ici.

Pistou

**Les textes et les photos sont la propriété de ce blogue, "Les Carnets de Miss Diane",

et ne sont pas libres de droits.**